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Edito 2014

 

Edito 2014,  France et GB : nucléaire honteux, nucléaire heureux

Janvier 2014

   

Le 21/10/2013, le Royaume-Uni annonçait la signature d'un accord avec EDF, AREVA, et deux électriciens chinois, pour la construction, sur le site de Hinkley Point, de deux EPR, réacteurs nucléaires de toute dernière génération (III).  Le Premier ministre David Cameron parlait d'un « très grand jour pour la Grande Bretagne ». Un éditorialiste français faisait alors remarquer que les Britanniques avaient « le nucléaire heureux », par contraste avec les Français qui auraient le « nucléaire honteux ».   

Quelle est la recette des Britanniques pour un « nucléaire heureux » ?


Premier élément, les politiques britanniques n'opposent pas les renouvelables au nucléaire.

 Les Britanniques ont fait le choix de sortir du charbon et de réduire leurs émissions de CO2. Pour atteindre ces objectifs, ils ont recours à la fois à l'éolien et l'énergie nucléaire, contrairement à l'Allemagne, qui du fait de son abandon progressif du nucléaire, doit recourir au charbon et le paye par une hausse des émissions de CO2.

Les deux EPR GB de Hinkley Point, qui doivent assurer 7 % des besoins en électricité du pays (3,2 GWe), devraient être suivis par 4 autres réacteurs. A l’horizon 2030, la Grande-Bretagne pourrait développer jusqu’à 16 GWe de capacité nucléaire nouvelle (le « new build"), soit au total 12 réacteurs sur 5 sites, selon le projet du gouvernement.

 

Deuxième élément : une opinion publique plutôt favorable.

En Grande Bretagne, tous les partis politiques sont favorables à ce projet.

Quant à l’opinion publique, selon les sondeurs, l'effet négatif de Fukushima n'aurait duré que 9 mois. Le nucléaire serait même devenu le choix le plus populaire pour les besoins énergétiques futurs du pays (26%, contre 18% pour les grandes familles de renouvelables), car jugé indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique. Certaines associations écologistes sont même résignées à soutenir le nucléaire pour « décarboner » l'économie du pays.

 

Troisième ingrédient : les Britanniques ont mis en place des dispositifs pour attirer les investisseurs, et leur donner une vue à long-terme.

EDF, AREVA, et les deux électriciens chinois vont investir au total 19 milliards d'euros, avec une visibilité sur 35 ans. C’est cette visibilité à long-terme qui rassure les investisseurs.

C'est d'ailleurs pourquoi, ces derniers mois, Hitachi, Rosatom, Toshiba Westinghouse ont fait part de leur intérêt pour le marché nucléaire britannique.

 

 

 

Sources :

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/dossier/nucleaire-royaume-uni/index.php

http://energie.lexpansion.com/auteurs/Valerie-Faudon-a-3086_s_88cb1371dc4e029c31b59e81c0c959ab.html

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