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Edito 2014 / Edito 2009

 

Edito : Génie Atomique & prise de responsabilités d’encadrement

 

 

L’enquête « Génie Atomique et évolution de carrière », réalisée en 2009 par notre association, évaluait le jugement de diplômés expérimentés (10 à 20 ans d’expérience, le plus souvent occupant de larges responsabilités) sur la valeur ajoutée de leur formation initiale en Génie Atomique pour la progression de carrière.

Notre formation semble avoir contribué, pour partie, à la prise de responsabilités professionnelles et est toujours jugée utile à l’exercice de ces responsabilités.

 

Le lien entre formation initiale et prise de responsabilités d’encadrement a été étudié, sur la base d’enquêtes réalisées par des associations (Comité d'études sur les formations d'ingénieurs, Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques de France), ainsi que des sociologues du travail (JP. Le Goff, G. Benguigui, D.Monjardet…) .

 

Lors des ces enquêtes, il s’avère que de nombreux ingénieurs expriment que l’aspect technique n’occupe désormais qu’une place secondaire dans leur activité, au profit d’activités de management, essentiellement des réunions, négociations, programmations, suivi de gestion, et … relations humaines.

Pour autant, l’analyse des sociologues du travail est que si l’ingénieur exerce une responsabilité globale, qui mobilise des compétences plus large que la seule technique, cette dernière demeure une référence capitale, structurant le métier d’ingénieur :

. Les sciences et techniques demeurent le fondement de l’autorité professionnelle du cadre, au sens de sa légitimité,

. Les sciences et techniques constituent un arrière fond systématiquement mobilisé, pour  :

. s’adapter, en suivant l’évolution des techniques,

. encadrer des équipes, sous l’angle du suivi technique de leur activité, 

. assurer les échanges transversaux, voire coordonner différents métiers techniques, dans le cadre, par exemple, du pilotage d’un projet ou d’une affaire,

. le montage d’un budget, d’un planning,

. l’appui technique aux commerciaux ...

 

Ces mêmes enquêtes mettent en évidence que l’activité de management est jugée, par les cadres, essentiellement comme une « affaire de qualités personnelles », mais surtout d’expérience, par la confrontation directe aux réalités, ce qui permet d’expérimenter « le facteur humain » et ainsi de progresser …

 

C’est pour toutes ces raisons, que la formation de spécialisation d'ingénieurs en Génie Atomique, proposée par l’INSTN, reste avant tout une formation aux sciences et techniques nucléaires, orientée vers la conception, l’optimisation et l’exploitation des systèmes réacteurs. Elle cherche à rendre ses diplômés directement opérationnels pour le premier poste occupé, mais aussi à leur permettre ensuite d’évoluer vers les filières expertise, gestion de projet ou encadrement d’équipes.  

De notre point de vue, les indispensables compétences scientifiques et techniques ne peuvent s’acquérir qu’en formation initiale, alors que la formation au management (au sens large du terme) se fera « sur le tas », puis éventuellement à l’occasion de stages de formation continue, lorsqu’un minimum d’expérience aura été engrangée.

 

 

Bruno TARRIDE,

Directeur des Etudes du Génie Atomique

 

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