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Edito 2014 / Edito 2010

  

Edito : Le nucléaire moins affecté par la crise que d'autres secteurs

 

Une étude récente de l'APEC (11/02/2010) conclut à une forte diminution des recrutements de jeunes diplômés au statut de cadre, pour 2010. Les entreprises devraient recruter environ un quart de jeunes diplômés en moins.

 

Les débutants (moins d'un an d'expérience) devraient être les plus touchés.

Ils devraient connaître une diminution drastique des opportunités sur le marché de l'emploi. Le niveau des recrutements de débutants serait équivalent à celui de 1993 (environ 23 000), très insuffisant par rapport au nombre de jeunes diplômés disponibles sur le marché du travail (environ  130 000, au lieu de 68 000 en 1993 !).

C'est particulièrement le cas dans l'industrie, où, selon Jacky Chatelain, DG de l'APEC, les jeunes cadres diplômés devraient « souffrir le plus de la fragilité du marché et de l'attentisme des recruteurs ». En 2010, près de 83% des recrutements concerneraient des cadres de plus d'un an d'expérience et à peine 17% intéresseraient les débutants.

 

Dans un tel contexte, il peut être judicieux pour les jeunes diplômés ingénieurs d'engager une année de spécialisation, soit sous forme d'un mastere spécialisé soit d'un diplôme d'ingénieur de spécialisation.

La CTI, qui habilite diplômes d'ingénieur et diplômes d'ingénieur de spécialisation, reconnaît seulement deux domaines pour lesquels le diplôme de spécialisation apporte une valeur ajoutée spécifique : le pétrole (IFP-School) et le nucléaire (INSTN).

 

Le secteur du nucléaire est également affecté par la « queue de crise » que nous connaissons, mais dans une bien moindre mesure, du fait de la relance du nucléaire civil dans le monde.

Pour ce qui concerne les grands opérateurs français (EDF, AREVA...), du fait d'importants investissements sur le long terme et d'un nécessaire renouvellement des générations, l'embauche reste soutenue, même si les flux sont légèrement en retrait par rapport à ceux initialement annoncés.

Les sociétés de prestation de services, quant à elles, cherchent à réorienter leurs agents des secteurs en crise (comme l'automobile) vers l'énergie et le nucléaire en particulier.

 

Les statistiques d'insertion des diplômés 2009 du Génie Atomique confirment cette tendance : un léger retrait observé, mais sans aucune mesure avec la situation qu'ont connu les diplômés ingénieurs 2009 et que devraient connaître les diplômés 2010, si l'on se réfère à l'étude de l'APEC. 

Source : APEC : l'emploi Cadre, Février 2010 : lien site web APEC 

Bruno TARRIDE,

Directeur des Etudes du Génie Atomique

 

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