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Edito 2014 / Edito 2012

 

2012, l'année post-Fukushima

 Janvier 2012


Quelles seront les conséquences du dramatique accident de Fukushima sur l’avenir du secteur nucléaire mondial et l’embauche des jeunes ingénieurs par le secteur ?

L’opinion publique française a un jugement biaisé par notre situation au cœur de l’Europe. Il est vrai que nos voisins allemands, belges, suisses et italiens ont manifesté le souhait de sortir à terme ou ne pas relancer l’énergie nucléaire dans leur pays.

Mais d’autres pays européens, comme la Grande Bretagne ou des pays de l’Europe de l’Est, n’ont pas remis en cause leur programme initial et tous les pays émergeants, qui concentrent l’essentiel de la demande énergétique mondiale, envisagent toujours un développement important de cette énergie.

Selon les projections de l’AIEA, les conséquences de Fukushima semblent se limiter à un retard, d’environ deux ans, des programmes mondiaux par rapport aux évaluations que l’on pouvait faire fin 2010. 

L’industrie française des réacteurs nucléaires pourrait donc connaître un léger « passage à vide » de deux ans, mais finalement partiellement compensé par les études et travaux liés aux évaluations complémentaires de sûreté (stress tests) menées en France et dans le monde entier, pour tirer tous les enseignements de l’accident. 

Le nucléaire en sortira probablement plus cher mais plus sûr .. et toujours incontournable, car les fondamentaux restent inchangés :

-          d’énormes besoins futurs en énergie, tirés par la demande des pays émergeants,

-          l’approche du « peak oil » et ses conséquences sur le coût des énergies fossiles,

-          les difficultés à rendre économiquement attractives les énergies renouvelables….

Dans un tel contexte, les entreprises, comme EDF, n’ont pas remis en cause leur programme d’embauche de jeunes ingénieurs en génie nucléaire.

En effet, EDF affiche toujours 400 embauches par an, jusque 2017 dans cette spécialité, autour des métiers de la conduite et de la sûreté des réacteurs électrogènes.

La formation de spécialisation d’ingénieur de l’INSTN était déjà reconnue par les industriels, parce que complète et couvrant les aspects physiques et fonctionnels du procédé. C’est encore plus vrai, depuis les nombreux échanges établis dans le cadre de l’élaboration du référentiel emplois / activités / compétences du Génie Atomique.

Ce référentiel, une fois en application, permettra d’encore mieux répondre aux attentes des entreprises en termes de compétences opérationnelles mobilisées sur le premier poste et nécessaires à la progression de carrière.

Bruno TARRIDE,

professeur INSTN, animateur de l’équipe projet « refonte du GA »

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Edito 2009 : GA & carrière
Edito 2010 : Nucléaire & crise
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