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LE RENOUVEAU DU NUCLEAIRE :
Avec la raréfaction des réserves en énergies fossiles et la menace d’un réchauffement climatique, le nucléaire connaît un regain d’intérêt certain (les anglo-saxons parlent de "renaissance", il est vrai après une vingtaine d'années de traversée du désert).
De très nombreux pays redémarrent ou lancent leur programme nucléaire, comme le montre la figure ci-dessous :

On dénombre, en 2010, une soixantaine de nouveaux réacteurs en construction, une centaine en commande et plus de 200 à l‘état de projet.
Cette tendance est mondiale depuis 2004, mais est confirmée, depuis peu, à l'échelle européenne:
. le Belgique reporte à 2025 le début de sa sortie du nucléaire,
. la Suède a abrogé sa loi de fermeture progressive de ses réacteurs nucléaires,
. le parlement italien approuve le projet de relance du nucléaire et donc la fin du moratoire...
De fait, l’importance de l’investissement financier, exigé à la conception, n'est plus un frein au développement du nucléaire, du fait d'un cout du kWh produit très favorable.
Par ailleurs, les réserves prouvées en Uranium sont jugées suffisantes. Sa raréfaction rendra des mines, aujourd'hui abandonnées, à nouveau rentables. Comme pour le pétrole, son coût augmentera. Mais le "combustible" ne représentant que 6% du coût du kWh, l'impact sera limité (contrairement aux énergies fossiles, pour lesquels le combustible représente de 60 à 80% du coût global).
Enfin, dans un contexte de préocupation sur le risque climatique, on oberve une évolution favorable de l'opinion publique.
La France a clairement une carte à jouer.
Elle détient une part importante du marché mondial du nucléaire et les grands industriels français occupent souvent les premières places.
AREVA, N°1 sur l'ensemble du cycle nucléaire, ambitionne de capter un tiers de ce nouveau marché, en particulier avce son produit phare, l'EPR.
EDF, premier exploitant nucléaire mondial, outre la gestion optimisée de son parc, envisage de développer, investir et exploiter 10 EPR dans le monde.
Cette activité globale représente aujourd’hui plus de 100 000 emplois directs en France, pour la plupart non délocalisables.

30/01/2013
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